PrépaVTC
Tous les conseils VTC

Création d’entreprise

Micro-entreprise et chauffeur VTC : obligations à connaître

Déclaration du chiffre d’affaires, assurance, TVA, CFE et dépenses non déductibles, les points à vérifier avant de choisir la micro-entreprise pour son activité VTC.

10 minVérifié le 18 août 2026
Professionnelle qui organise des documents pour son activité
Illustration éditoriale créée pour Prépa VTC.

La micro-entreprise est un régime, pas une autorisation VTC

Choisir la micro-entreprise ne remplace aucune obligation professionnelle VTC. Il faut toujours remplir les conditions personnelles, réussir l’examen ou justifier une équivalence lorsque celle-ci est admise, demander la carte professionnelle, créer l’activité et s’inscrire au REVTC. Le régime simplifie certaines déclarations, mais il ne transforme pas une activité réglementée en activité libre.

Avant de choisir ce régime, comparez votre niveau de dépenses avec le fonctionnement de la micro-entreprise. Le chiffre d’affaires déclaré correspond aux recettes encaissées, tandis que les dépenses de véhicule, d’assurance, de carburant ou de location ne sont pas automatiquement déduites comme dans un régime réel.

Déclarer le chiffre d’affaires réellement encaissé

Le régime micro-social fonctionne avec une déclaration mensuelle ou trimestrielle du chiffre d’affaires. Service Public précise que les recettes réellement encaissées doivent être déclarées, et non les sommes simplement facturées. Cette différence est importante lorsqu’une plateforme ou un client paie avec un délai.

Tenez un tableau simple avec la date de la course, le montant facturé, le montant encaissé, la commission de plateforme et la référence de la facture. Le tableau ne remplace pas les obligations comptables, mais il rend les déclarations plus fiables et permet de comparer l’activité réelle au budget prévu.

  • Choisissez mensuel ou trimestriel selon votre capacité à suivre les recettes.
  • Conservez les relevés de plateforme, factures et justificatifs bancaires.
  • Ne mélangez pas chiffre d’affaires encaissé, commission de plateforme et revenu personnel.
  • Préparez une réserve de trésorerie pour les cotisations et les impôts à venir.

Assurance, TVA et CFE, trois sujets à vérifier

L’assurance du véhicule doit couvrir les déplacements professionnels et le transport rémunéré de personnes. Service Public rappelle aussi l’importance de l’assurance responsabilité civile professionnelle pour l’activité. Demandez des attestations qui correspondent exactement à l’usage VTC, pas seulement une assurance personnelle classique.

La franchise en base de TVA peut s’appliquer sous certaines conditions, mais les seuils et les options fiscales évoluent. Consultez la fiche fiscale officielle avant de fixer vos prix. La CFE obéit à ses propres règles : la première année bénéficie d’une exonération, sous réserve de déposer la déclaration initiale dans le délai demandé, et d’autres exonérations peuvent dépendre du chiffre d’affaires ou de la situation.

Quand comparer avec une entreprise individuelle ou une société

La micro-entreprise peut être adaptée pour tester une activité avec des formalités allégées, mais elle n’est pas automatiquement la meilleure solution pour un chauffeur qui a un véhicule coûteux, beaucoup de carburant, une location élevée ou des dépenses importantes. Puisque les frais réels ne sont pas déduits de la même manière, le chiffre d’affaires doit être comparé à la marge réellement disponible.

Demandez un avis personnalisé à un professionnel si vous prévoyez un financement important, l’embauche d’un conducteur, plusieurs véhicules ou une activité soumise à la TVA. L’objectif n’est pas de choisir le régime le plus simple sur le papier, mais celui qui correspond à vos dépenses, à vos risques et à votre projet de développement.

Sources officielles

Les règles peuvent évoluer. Consultez toujours la source avant une démarche administrative.